Le 26 août dernier, la Commune était informée de façon fortuite d’un chantier de remise en état des voies ferrées le long du chemin de la Sucrerie, sans qu’elle n’ait été associée aux travaux préparatoire afin de s’assurer de la sécurité des habitants et de leur cadre de vie.
Par deux courriers du 4 septembre et du 22 octobre 2025, le Maire de Santes a informé les riverains des travaux de la situation et a indiqué qu’il avait sollicité une réunion en préfecture du Nord dans les plus brefs délais.
Cette réunion en Préfecture s’est tenue le 27 novembre 2025 afin d’anticiper et d’encadrer les conséquences de la réouverture d’une ligne ferroviaire de fret desservant le port de Santes, à proximité immédiate du quartier rési-
dentiel du Cornet.
La Commune de Santes s’est mobilisée pour obtenir des garanties en matière de sécurité des riverains, de circulation et de concertation, regrettant l’absence d’information préalable sur les travaux de régénération de la voie ferrée engagés par la SNCF. Le Maire a alerté les services de l’État sur les risques liés à l’enclavement du quartier du Cornet, aux blocages du passage à niveau de la rue Marguerite Leplat, ainsi qu’aux impacts sur les déplacements des habitants et des secours.
La municipalité a également replacé le projet ferroviaire dans un contexte plus large de dégradation du cadre de vie, liée à l’augmentation du trafic de poids lourds dans la zone portuaire, conséquence de l’abandon du transport fluvial par certaines entreprises. Elle a souligné leurs infractions aux règles d’urbanisme et demandé une meilleure régulation du trafic routier, notamment le dimanche.
S’agissant spécifiquement du quartier du Cornet, la Commune a obtenu l’examen de mesures concrètes de réduction des nuisances et de sécurité, notamment :
• la limitation de la fréquence des trains, actuellement estimée par le Port à 15 par an, avec une capacité maximale d’un train par jour. Le Maire informera les habitants dès que des données précises seront disponibles.
Le Port a indiqué que si le trafic de fret devait excéder un train par jour, une nouvelle voie de passage pourrait être créée pour un coût de 4M€ de travaux. S’il souhaite devenir un centre multimodal, il devra engager ces travaux avec la SNCF, pour le bien des Santois.
• un processus d’information systématique de la mairie et des riverains avant chaque circulation ferroviaire, permettant l’ouverture d’un accès alternatif au bout de la rue Marguerite Leplat.
Cette information est cruciale pour les services de secours, notamment les pompiers, en cas d’intervention.
L’État a reconnu la légitimité des préoccupations communales et a insisté sur la nécessité d’une concertation étroite avec la mairie, condition indispensable à la réouverture de la ligne.
Les acteurs portuaires et ferroviaires se sont engagés à travailler avec la Commune pour sécuriser les circulations et limiter l’impact sur les habitants.
Le Maire restera vigilant quant à la mise en œuvre de ces mesures et à l’évolution du projet.